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8 novembre 2010

Les femmes davantage touchées par la pénurie de logements

Ce texte provient de: http://fr.canoe.ca/infos/quebeccanada/archives/2010/10/20101004-130407.html?sms_ss=email&at_xt=4caa12f6e1d18148,0

Les femmes auraient plus de difficulté à se loger dans la ville de Québec que les hommes, selon un document rendu public lundi par le Front d'action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU).

Selon cette enquête, les femmes seraient doublement touchées par les conséquences de la pénurie de logements locatifs qui affecte la ville depuis près d'une décennie.

«Plus pauvres pour se payer des logements rarissimes, les femmes sont plus nombreuses à consacrer une part exorbitante de leur revenu au logement. C'est le cas de quatre ménages locataires féminins sur dix», a expliqué l’organisatrice au FRAPRU, Véronique Laflamme, qui rappelle que depuis 2000, le coût des logements a augmenté en flèche, soit de 30,5 % à Québec.

La rareté des logements dans la région est aussi propice à la discrimination dont sont notamment victimes les mères de famille, les personnes immigrantes et les personnes bénéficiant de l'aide sociale.

La pénurie aurait aussi des effets sur les femmes victimes de violence conjugale, qui doivent continuer à subir de la violence faute de pouvoir déménager.

Par ailleurs, des femmes qui vivent en maison d'hébergement ne peuvent en sortir parce qu'elles ne trouvent pas de logement convenable à un prix raisonnable.

À Québec, comme ailleurs, plusieurs femmes locataires peinent à joindre les deux bouts. Plus de 23 105 ménages locataires (39,5 %) dont le principal soutien financier est une femme, consacrent plus que la norme de 30 % de leur revenu au logement.

Pour répondre aux besoins les plus urgents, le FRAPRU estime que 50 000 nouveaux logements sociaux devraient être construits d’ici cinq ans.

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