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13 avril 2012

Les enfants et les logements



Crédit photo: Agence QMI

Enquête de l'émission J.E. diffusée à TVA.

Il n'est pas facile de trouver un appartement, à Montréal, lorsqu'on a des enfants. Même si la question a souvent été soulevée dans le passé, l'émission J.E. a décidé de faire le test une fois de plus en rencontrant des propriétaires avec une caméra cachée. Les résultats sont sans équivoque.

Pour l'occasion, le journaliste prétendait être un père de deux enfants de quatre et huit ans dont il a la garde une semaine sur deux. Dans trois quartiers différents de la métropole, les propriétaires se sont montrés réticents à louer leur appartement au père de famille qui les rencontrait.

«Je ne suis pas anti-enfant, mais, en même temps, j'ai beaucoup de respect pour nos locataires... Puis, pour le bon voisinage, je ne voudrais pas créer de problèmes, si tu vois ce que je veux dire», a répondu un homme qui louait un 4½ dans l'arrondissement Plateau-Mont-Royal.

La même situation s'est répétée dans le quartier Rosemont alors que le propriétaire a été encore plus direct. «Des adultes, c'est ce qu'on aimerait avoir», a-t-il dit lorsque le prétendu père des deux enfants l'a rencontré.

Finalement, dans Hochelaga-Maisonneuve, le propriétaire d'un autre logement 4½ a refusé de donner une réponse claire, affirmant plutôt qu'il devait consulter d'autres locataires auparavant.

«On va voir avec ceux en bas... Ceux qui ont loué, déjà», a-t-il dit.

Un geste pas encouragé, mais...

La Corporation des propriétaires immobiliers du Québec n'encourage pas de tels comportements de la part de ses membres, mais elle défend quand même ceux qui agissent ainsi.

«En général, le propriétaire qui n'habite même pas l'immeuble n'a rien contre les enfants eux-mêmes. C'est vraiment les plaintes des autres locataires qui vont le pousser à agir de la sorte», a affirmé Hans Brouillette, porte-parole de la Corporation.

Pour la Commission des droits de la personne, il n'y a toutefois aucun doute, il s'agit bel et bien de discrimination en vertu de la Charte des droits et liberté. Les personnes qui sont victimes de telles pratiques peuvent porter plainte à la Commission qui va les aider dans leurs démarches soit pour obtenir l'appartement convoité ou encore un dédommagement.

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