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4 mars 2015

CAPSULES VIDÉO

Le FRAPRU présente, de novembre à mai 2015, une campagne de vidéos sur le thème « Le logement, un droit ». Douze capsules vidéos portant sur les réalités vécues par des locataires. À toutes les deux semaines, le FRAPRU diffusera une nouvelle capsule, ce qui lui permettra d’aborder diverses facettes de la situation du logement au Québec: coût élevé des loyers, insalubrité, pénurie d’appartements locatifs, reprises de logement, problèmes particuliers vécus par les femmes, les personnes seules, les familles avec enfants, les jeunes, les personnes plus âgées, les Autochtones et les ménages issus de l’immigration. Les capsules montreront également les impacts positifs que le logement social a sur des locataires jusque là en difficulté.


Marie-Ève est mère monoparentale avec 2 enfants. Elle habite en coopérative d'habitation depuis deux mois. Il y a deux ans, elle était propriétaire d'un condo et travaillait à temps plein. Après une séparation, elle s'est retrouvée à l'aide sociale. Sa coopérative lui a apporté la sécurité. Le logement social est une des manières de favoriser plus d'égalité entre les hommes et les femmes.

Plus du tiers des familles monoparentales locataires du Québec paient plus de 30% de leur revenu pour se loger. Le logement social favorise l’égalité entre les sexes.


Izabeau et Alexis vivent en colocation avec 5 autres personnes. Ils témoignent de la réalité de plusieurs étudiants et étudiantes dont les revenus sont très bas et qui consacrent une part importante de leur petit budget au loyer.


Denyse, retraitée de 70 ans de Rouyn-Noranda vit dans le même logement depuis 17 ans. En raison d'une reprise par son propriétaire, elle doit quitter en mars 2015. Elle témoigne de la difficulté de trouver un logement à prix abordable, dans une ville où la pénurie sévit toujours et a entraîné une hausse importante des loyers. «700$, 800$ pas chauffé... Moi, avec ma pension, quand je vais avoir payé ça, le câble, le téléphone, pis tout, je ne pourrai plus manger. Je ne suis pas toute seule là-dedans. Il y a plusieurs personnes qui ne peuvent pas payer ce montant-là pour un logement. Des logements à prix modique, il n'y en a pas. L'attente est très longue. Ça fait 3 ans que j'ai demandé au HLM, j'attends la réponse», témoigne-t-elle. Un petit 3 1/2 au soleil je ne demande pas plus que ça, mais demandez moi pas 600$, 700$ par mois».
Le logement, un droit!

En Abitibi, la pénurie de logements a fait monter le prix des loyers. Les HLM permettent aux ménages locataires de ne pas payer plus de 25% de leurs revenus pour se loger.


Michel est un locataire de Saguenay, à la retraite. Comme des milliers de personnes seules, il consacre une part trop importante de son revenu en loyer. Il espère améliorer sa situation et est un des membres fondateurs de la coopérative La Persévérance. 


Gisèle, 76 ans, réside temporairement à la maison d’hébergement pour femmes en difficulté Le Chaînon, à Montréal.

 

Geneviève, une mère de 5 jeunes enfants, vit actuellement dans une coopérative d’habitation du quartier Saint-Sauveur à Québec. Elle témoigne de la difficulté pour les grandes familles de se loger convenablement, même avec un revenu de travail, ainsi que de la discrimination envers les enfants.
«Avoir plus de logements où on peut avoir de meilleures conditions, à de meilleurs prix, c’est bénéfique pour toute la société. Ça fait des gens qui sont plus épanouis et qui peuvent fournir à la société.»


Roger, un locataire de Rosemont, victime d’une tentative de reprise de logement sous de faux motifs. Roger habite son logement depuis 10 ans. Quelques mois après la vente de son immeuble, il a reçu un avis d’éviction pour motif d’agrandissement substantiel, «un motif souvent utilisent pour évincer des locataires qui ne paient pas assez cher de loyer, dans un quartier qui se gentrifie de plus en plus». «Après une longue bataille, on a obtenu gain de cause, parce qu’entre locataires, on s’est tenus», nous dit-il. Pour lui, «l’importance de garder un grand parc locatif, c’est de donner la possibilité aux gens de se loger, […] de garder des gens à Montréal».


Amyne est graphiste de formation et papa de deux jeunes enfants. Il habite depuis 4 ans au Québec, dans le quartier montréalais de Ville-Émard. Pour assurer la sécurité de sa famille, il vient de quitter pour la deuxième fois un appartement infesté de vermine. «En plus de ça, il y avait des problème d'infiltration d'eau. Le propriétaire ne fait rien». Il témoigne des mauvaises conditions de logement qui sont souvent réservées aux familles qui ont immigré récemment au Québec. «Je ne cherchais pas le luxe, je cherchais un appartement raisonnable, avec un prix raisonnable». Vivre dans un logement adéquat, c'est un droit qui devrait être respecté pour tous et toutes.


Pauline, une Crie qui habite à Val-d’Or, témoigne avec éloquence de la discrimination vécue par les Autochtones vivant en milieu urbain, notamment lors de la recherche de logement: «J’appelle [pour un logement]; vu que j’ai mon accent, des fois on me raccroche au nez, ou on me dit que c’est déjà loué».


Sandrine, une locataire de Gatineau qui a plusieurs maladies dégénératives. Elle témoigne de la rareté des logements adaptés, des logements où il y a de l’«aide technique pour le bain, pour la cuisine». Elle essaie depuis 2003 d’avoir un tel logement. «Souvent, la société porte un jugement face aux personnes handicapées et qui ont des maladies», dénonce-telle. «On n’est pas des objets, on n’est pas de déchets. Tout le monde a droit d’avoir sa place dans la société, que ce soit des personnes à mobilité réduite ou non». Le logement, c’est un droit!

Source :  http://www.frapru.qc.ca/